Calvitie chez l'homme
La calvitie masculine, ou alopécie androgénétique, touche une majorité d'hommes au cours de leur vie. Elle progresse lentement, ce qui laisse le temps d'agir : plus le traitement commence tôt, plus on préserve de cheveux.
L'essentiel
- Cause
- Hérédité et hormones (DHT)
- Premiers signes
- Golfes, tonsure, cheveux fins
- Évolution
- Progressive, sans traitement
- Objectif
- Stabiliser puis redensifier
Comment évolue la calvitie ?
L'alopécie androgénétique est due à une sensibilité héréditaire des follicules à la DHT, une hormone dérivée de la testostérone. Sous son effet, les cheveux deviennent de plus en plus fins et courts, jusqu'à ne plus sortir.
Elle commence le plus souvent par les golfes (les tempes) et/ou la tonsure (le sommet du crâne). Les médecins mesurent son stade sur l'échelle de Hamilton-Norwood, de I à VII.
Pourquoi agir tôt
Un follicule miniaturisé peut retrouver un cheveu épais ; un follicule disparu depuis longtemps, non. Les traitements sont donc plus efficaces aux premiers stades, quand les cheveux s'affinent mais sont encore présents.
Les signes qui doivent alerter : des golfes qui se creusent, une tonsure visible sous la lumière, des cheveux plus fins qu'avant, un cuir chevelu plus apparent sur les photos.
Les traitements sans chirurgie
- Le minoxidil : stimule la pousse, en lotion ou à faible dose par voie orale ;
- Le finastéride : freine l'action de la DHT. L'Agence du médicament a renforcé l'information sur ses effets indésirables possibles, sexuels et psychiques : le médecin en parle avec vous avant toute prescription ;
- Le dutastéride, dans certains cas, hors autorisation de mise sur le marché ;
- Une préparation magistrale qui associe plusieurs actifs, éventuellement orientée par le test génétique ;
- La médecine régénérative : mésogreffe Rigenera™, mésothérapie, luminothérapie LED.
Ces traitements se combinent souvent. Ils agissent tant qu'on les suit : l'arrêt entraîne une reprise progressive de la chute.
Et la greffe ?
La greffe déplace des cheveux de l'arrière de la tête vers les zones dégarnies. Elle ne stoppe pas l'évolution des cheveux non greffés : un traitement médical reste nécessaire. Elle se discute plutôt quand la calvitie est stabilisée et la zone donneuse suffisante. Notre page alternative à la greffe détaille les avantages et les limites de chaque option.
Questions fréquentes
Peut-on stopper la calvitie ?
On peut la freiner fortement, et souvent regagner de la densité, avec un traitement suivi au long cours. On ne la guérit pas définitivement : l'arrêt du traitement entraîne une reprise de la chute.
À partir de quel âge traiter ?
Dès les premiers signes, quel que soit l'âge. La calvitie peut débuter avant 20 ans ; c'est justement à ce stade que les traitements donnent les meilleurs résultats.
Le finastéride est-il dangereux ?
Comme tout médicament, il a des effets indésirables possibles, notamment sexuels et psychiques, qui ont conduit l'Agence du médicament à renforcer l'information des patients. Le médecin évalue avec vous le rapport entre bénéfices et risques et assure le suivi.
Les shampoings antichute sont-ils efficaces ?
Ils ne traitent pas la calvitie. Certains, comme ceux au kétoconazole, peuvent compléter un traitement en assainissant le cuir chevelu.
Réveillez votre
capital capillaire.
Prenez rendez-vous aujourd'hui pour un diagnostic trichoscopique complet. Ensemble, nous définirons le protocole médical sur-mesure qui vous correspond.
