SOPK et chute de cheveux
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est le trouble hormonal le plus fréquent chez la femme jeune. L'excès d'hormones androgènes qui l'accompagne peut affiner les cheveux sur le dessus de la tête. Bien pris en charge, ce n'est pas une fatalité.
L'essentiel
- Fréquence
- Environ 1 femme sur 10
- Mécanisme
- Excès d'androgènes
- Signes associés
- Acné, pilosité, cycles irréguliers
- Prise en charge
- Gynécologique et capillaire
Pourquoi le SOPK fait-il tomber les cheveux ?
Dans le SOPK, les ovaires produisent davantage d'hormones androgènes, comme la testostérone. Sur le cuir chevelu, ces hormones raccourcissent la phase de croissance et miniaturisent progressivement les cheveux : c'est le même mécanisme que l'alopécie androgénétique féminine.
La perte de densité touche surtout le dessus de la tête et la raie, avec une ligne frontale conservée.
Les signes qui doivent faire penser au SOPK
- des cycles irréguliers, espacés ou absents ;
- une acné persistante, à l'âge adulte ;
- une pilosité excessive sur le visage, le menton, la poitrine ou le ventre ;
- une prise de poids ou une difficulté à perdre du poids ;
- des difficultés à concevoir.
Le diagnostic repose sur l'association de plusieurs critères : troubles des règles, signes d'excès d'androgènes (cliniques ou dans la prise de sang) et aspect des ovaires à l'échographie. Il se fait avec votre gynécologue ou votre médecin.
Les examens
- un bilan hormonal : testostérone, SDHEA, delta-4-androstènedione, prolactine, en général en début de cycle ;
- souvent un bilan métabolique (glycémie, cholestérol), le SOPK favorisant le diabète ;
- une échographie pelvienne, prescrite par le médecin ou le gynécologue ;
- un diagnostic capillaire avec trichoscopie, pour mesurer la miniaturisation et suivre l'effet du traitement.
Quels traitements pour les cheveux ?
La prise en charge associe le traitement du SOPK et celui des cheveux :
- l'hygiène de vie : en cas de surpoids, une perte de poids même modérée améliore souvent l'équilibre hormonal ;
- une contraception adaptée, choisie avec votre gynécologue ;
- un anti-androgène comme la spironolactone, hors autorisation de mise sur le marché, avec une contraception efficace ;
- le minoxidil, pour stimuler la pousse ;
- la médecine régénérative en complément : mésogreffe Rigenera™, mésothérapie, luminothérapie LED.
Questions fréquentes
Le SOPK peut-il rendre chauve ?
Il ne provoque pas de calvitie complète, mais il peut entraîner une perte de densité importante sur le dessus de la tête. Un traitement précoce permet de la freiner et de regagner de la densité.
Les cheveux repoussent-ils quand le SOPK est traité ?
Une amélioration est fréquente quand l'excès d'androgènes est contrôlé, mais elle est lente : il faut compter six mois à un an. Un traitement capillaire associé accélère et renforce le résultat.
Quel médecin consulter ?
Le SOPK se prend en charge avec votre gynécologue, votre médecin traitant ou un endocrinologue. Pour les cheveux, un médecin formé à la médecine capillaire réalise le diagnostic et adapte le traitement en lien avec eux.
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